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008-B

[1] Le concept de richesse-énergie qui vient d'être invoqué dans le précédent billet a amené Frederick Soddy à considérer deux catégories de richesse, les richesses périssables et les richesses durables, qu'il a respectivement nommées Richesse I et Richesse II. Les richesses périssables tirent leur utilité de l'énergie disponible qu'elle contiennent et qui est libérée au moment de leur consommation. Ces richesses périssables (Richesse I) comprennent notamment la nourriture et les combustibles. L'autre catégorie de richesse, les richesses durables, ne contient plus d'énergie disponible, celle-ci a été consommée pour sa fabrication. L'utilité de cette catégorie de richesse tient dans sa durabilité. Cette catégorie comprend notamment les vêtements, les maisons et leur mobilier, les outils, les usines, les infrastructures, les moyens de transport et plus largement tout le capital nécessaire pour la production de futures richesses.

De ce qui a été vu jusqu'ici nous pouvons dire que le bien-être humain est tributaire d'un flux continue d'énergie disponible utilisé soit dans la consommation de la Richesse I, soit dans la fabrication (et l'entretien) de la Richesse II.

 

[1] « Richesse, Richesse virtuelle et Dette » de Frederick Soddy, 1926, traduction française par Jean-Paul Devos, édition Persée, 2015, p. 127.